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Un territoire reconnu
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Le territoire d’un Parc naturel régional représente une
entité naturelle et paysagère remarquable pour la Région,
dont l’intérêt est reconnu au niveau national. Il s’appuie aussi sur l’affirmation d’une identité forte.
Ses limites ne sont pas fixées par rapport à des limites
administratives : elles peuvent concerner pour partie des
communes, structures intercommunales, cantons, départements,
régions.
Le périmètre d’étude d’un Parc naturel régional est négocié
entre tous les partenaires et arrêté par la (ou les) Région(s)
concernée(s). Le territoire qui sera classé correspond à
tout ou partie du territoire des communes de ce périmètre
d’étude, à condition qu’elles aient approuvé la charte et
adhéré à l’organisme de gestion du Parc(*).
(*) Actuellement, la superficie d’un Parc naturel régional varie entre 25.000 hectares
(Parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse, concernant 21 communes)
et 395.000 hectares (Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, concernant
153 communes). Le territoire d’un Parc naturel régional concerne, en moyenne,
80 communes.
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La demande de classement du territoire d’une commune en Parc
naturel régional est libre, volontaire et individuelle.
C’est pourquoi une commune peut refuser d’être classée
en Parc en n’approuvant pas la charte. Dans ce cas, même
si la structure intercommunale dont la commune est membre
a approuvé la charte, le territoire de cette commune n’est
pas classé en Parc naturel régional et elle ne pourra pas
utiliser sa marque (cf. p. 25).
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Chaque Parc naturel régional a ses propres spécificités
territoriales, ses caractéristiques paysagères et naturelles.
C’est la qualité (naturelle, culturelle, patrimoniale, paysagère)
et l’identité de son territoire qui caractérisent chaque
Parc naturel régional.
Un Parc naturel régional doit être identifié aussi bien par
ses habitants que par ses visiteurs. Le territoire est marqué
par une signalétique adaptée, des équipements d’accueil
et d’information… et une communication en direction de sa
population et du public (par des éditions, des relations
presse, des opérations de communication…).
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Un Parc naturel régional est un territoire habité, donc totalement
accessible, dans le respect de la propriété privée. Il
relève du droit commun, comme partout ailleurs. N’ayant pas
de pouvoirs réglementaires spécifiques, il veille cependant
à l’application exemplaire des réglementations existantes
sur son territoire.
Néanmoins, certains sites de son territoire (Réserves naturelles,
milieux ou sites particulièrement fragiles, etc.) peuvent
être soumis à des conditions d’accès réglementées par
l’État ou les collectivités.
De la même façon, certaines pratiques (circulation des
véhicules tout terrain, survol, escalade…) peuvent y être
réglementées ou interdites par arrêtés municipaux, en
application de la charte du Parc.
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La spécificité d’un Parc naturel régional par rapport à un autre
espace protégé réside non seulement dans la complémentarité
entre ses objectifs de protection et de développement,
mais aussi dans l’engagement volontaire de l’ensemble des
partenaires - Communes et EPCI , Région(s), Département(s)
et État - à orienter leurs interventions au bénéfice de
l’environnement et du patrimoine dans le cadre du
contrat qu’est la charte du Parc.
Ainsi, un Parc naturel régional induit des mesures de gestion
et de protection de valeur contractuelle pour l’ensemble
de son territoire, à la différence d’autres espaces protégés
de valeur réglementaire.
Un Parc national est constitué d’un « coeur », monument
exceptionnel de la nature, et d’une aire d’adhésion.
L’Etat, en classant le Parc national par décret, se porte
garant au regard de la communauté internatioanle de la
protection de ce « coeur ». Il confie la gestion du Parc à un
établissement public national, compétent pour l’application
de la réglementation spéciale du « coeur » de Parc. Une charte
d’adhésion traduit la solidarité écologique entre le « coeur »
et les territoires environnants. Elle est élaborée par les
acteurs locaux, majoritaires au conseil d’administration
de l’établissement public. Comme celle d’un Parc naturel
régional, cette charte engage les communes adhérentes et
les autres collectivités publiques(1).
Une Réserve naturelle réglemente les usages de l’espace
et définit les mesures de protection de richesses naturelles
très particulières, le plus souvent sur un espace restreint.
Elle est créée par décret du Ministre en charge de l’Environnement
et soumise à un plan de gestion.
Un site classé ou inscrit a pour objectif de conserver les
caractères historiques, artistiques, scientifiques ou pittoresques
de lieux exceptionnels d’intérêt national. Le Ministère en
charge de l’Environnement est à l’initiative du classement
et toute construction et aménagement est soumis à son
autorisation. Il n’est pas soumis à un plan de gestion spécifique,
sauf s’il bénéficie de la procédure « grand site national »(2).
(1) cf. loi du 14 avril 2006 relative aux Parcs nationaux
(2) Pointe du Raz, Baie du Mont Saint-Michel, Gorges du Tarn, Gorges du Verdon…
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Depuis la loi d’orientation pour l’aménagement et le
développement durable du territoire du 25 juin 1999, les Parcs
naturels régionaux ne sont plus les seules structures
porteuses d’un projet territorial s’appuyant sur une
charte et pouvant signer une convention territoriale en
application des contrats de projet entre l’État et les Régions.
Les Pays et les Agglomérations viennent compléter le
dispositif dans une optique de développement durable.
Mais la spécificité d’un Parc naturel régional réside :
• dans le fait que c’est la préservation du patrimoine
(naturel, culturel et humain) qui est à la base de son projet
de développement. Seul peut en effet bénéficier d’un
classement en « Parc naturel régional » un territoire
d’un fort intérêt patrimonial (naturel, paysager, culturel…)
remarquable et fragile, reconnu au niveau national, que
les partenaires, signataires de sa charte, s’engagent à
préserver à travers un mode de développement avant tout
respectueux de l’environnement ;
• la création d’un Parc naturel régional est à l’initiative de
la (les) Région(s) ;
• un Parc naturel régional est classé par décret du Premier
Ministre selon quatre critères de classement définis
par décret (cf. p.17) et bénéficie d’une marque nationale,
propriété du Ministère en charge de l’Environnement et
déposée à l’Institut national de la Propriété Industrielle
(INPI) ;
• pour pouvoir bénéficier d’un renouvellement de classement,
un Parc naturel régional doit présenter une évaluation de
la mise en oeuvre de sa charte afin de vérifier si les
engagements ont été tenus, avant de construire un nouveau
projet à douze ans maximum, ce qui n’est pas une obligation
pour la charte d’un Pays ou un projet d’Agglomération ;
• la charte d’un Parc naturel régional a une portée juridique
(cf. p.21).
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La pertinence d’un projet de Parc naturel régional est évaluée
par le Ministère en charge de l’Environnement au regard de
quatre critères :
• la qualité du patrimoine et la fragilité du territoire
concerné,
• la qualité du projet exprimé dans la charte au regard
de l’environnement,
• la capacité du syndicat mixte de gestion à conduire
le projet,
• la détermination de l’ensemble des collectivités et
groupements intéressés à mener à bien ce projet.
La position du Ministère en charge de l’Environnement est
de ne pas fixer à priori de quota pour le nombre de Parcs
naturels régionaux mais d’être particulièrement exigeant sur la
pertinence du territoire concerné et le contenu de la charte.
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On peut voir des choses peu « naturelles » dans un Parc naturel
régional car c’est un territoire habité, non figé : la nature a été
et continue à y être modelée par l’homme. C’est un territoire
vivant où la présence humaine est visible et souhaitée, car c’est
de son maintien que dépend la préservation du patrimoine du
Parc.
Cependant, la mission d’un Parc naturel régional, à travers les
engagements pris dans sa charte, est d’empêcher que
des activités ou des aménagements mal conduits altèrent
la qualité et la diversité de ce patrimoine. Il s’attache aussi
à réhabiliter, dans la mesure du possible, des altérations
antérieures. A défaut de n’avoir pu remplir cette mission, un Parc naturel régional peut voir son territoire déclassé ou non
reclassé au moment du renouvellement de sa charte.
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